Etonnement – De nouveau cette question : Un jour quelqu’un s’est il jamais promené ?
La Promenade « dans l’entre-deux », entre point de programmation et point d’arrivée fonctionnelle ? Non pas, mais dans l’entre-rien. Entre-rien, pour rien d’autre qu’elle. Et alors plus de programmation et de fonctionnel. Pour rien.
Tenter de se donner à cet entre-deux, à cet entre-rien – pour rien mais alors ne plus être sous pression de rien d’autre. En abandon de soi, du soi. Devenir l’entre. Et en fuite Identités médaillées, si chaude petite intimité, nombril du monde.
A vitesse sans mesure.
Surtout pas cette célérité fonctionnelle, en désir d’être toujours déjà arrivée, en désir d’instantanéité sans l’entre-deux parasite. Ni non plus ce ralentissement d’angoisse en attente d’être reçu et classé ou cet arrêt tellement épuisé et vraiment marre. Rien de tous ces jours qui passent.
Rien de tout cela mais la « Baguenaude » ! En temps non compté, non normé, non mesuré : Douceur des ralentissements, joyeuses accélérations, arrêt du temps qui passe. Suavité de ce temps goûté délice.
Alors impossible de mesurer ce temps qui ramène chaque instant à lui-même, à son rythme à nul autre. Comment raccorder à mètre étalon ?
Pour ce qui n’arrive peut être qu’une fois, une seule fois et à jamais sans suite, sans conséquences. Un événement sans suite de lui-même, dans l’éblouissement de sa gratuité. Ne rien constituer que le présent, sans conséquences sauf son retour, pourquoi pas éternel ?
Alors à égalité – Le galet dans la main, le volubile touriste et le vin nature, Elvis poussant « It’s now or never » dans le juke boxe, le Louvre et la vierge au chancelier Rollin, les Manhattan perceptions du premier jour, le dialogue d’Amitié, le bruit du torrent et les truites fario bondissantes. Perdue toute hiérarchie et Elle également en pureté d’elle comme jamais : Notre Existence ?
Toujours un pas de côté possible, revenir voire, tourner à gauche ou . . . à droite, traverser la rue ; sans boussole en désorientation désirée et puis l’Ami aperçu et cette senteur pour toujours . . .
Plus de tumulte et d’acide en soi ; la souplesse de la marche, petites fanfares joyeuses et la sérénité.

