de Relevés et de Boussoles. Sûr de SOI en Grandes Enjambées dans la Nuit de Baïrro Alto et du
Chiado.
* * *
A peine plus tard – mais pris dans Baïrro Alto et Chadio
– Moi-Je vite égaré et Grand Cartographe
d’en rabattre de Travessa Do Carmo à Rua Da Misericorda
toutes enchevêtrées et . . . ? en surplombs
réciproques. Et Nous-Je portés de Plaça Luis de Camôes et pourquoi
pas en Largo Do Carmo plein de bruits
et de douceurs.
Aimantés par les scintillements des lampadaires
agités par le même vent que nous, en déambulations de moins en moins décidées.
Nous-Je venus de
passer combien de fois ici même et
ailleurs et maintenant dans le café A Brasileira sans y être entrés et en
train de croquer des cerises de
ginjinhas et petites pasteis en parlant portugais sans rien comprendre – mais déjà
repartis au dehors, des bruits et des scintillements et des cracheurs de feu torse nu
et des lisboets en conversations graves et
les maisons en faïences bleues et l’herbe verte sur les toits des petits palais et les
passages des tramways bourrés de
n’importe qui en sévère allégresse et les tascas à ras-bord d’avaleurs de
Bacalhau et de Baïcos bien serrés.
Et les Azulejos qui nous regardent, narquois ; dans LISBOA la nuit . . .
Personne ne nous voit mais n’importe qui nous offre
les si belles sonorités rauques de la
langue du Portugal
Alors que repartis pour là-bas en glissade
incontrôlée sur les petits pavés cubiques
comme la fine moustache de Fernando Pessoa Calçada
Marqués ou bien Calçada Da
Estrela . . . non trop loin d’ici mais toujours en glissade sur le mouillé .
des petits noirs et blancs . . .
. . . Mais juste un pas de côté et nous revoilà dans la
presque obscurité d’une rua comme
oubliée des échos des fanfares et que n’éclaire qu’une troué bleu du
Tejo et notre silence en tendresse
. . . et tout de reprendre en rondes de Guitarra et de feux follets . . .
et Nous-Je emportés encore en charme et petite
ivresse
dans LISBOA la Nuit ; ni gaie, ni triste
dit elle, Amallia, et pourtant ?

