TRACT MAOÏSTE de PROPAGANDE BACHIQUE
D’abord mes CINQ NON – tant ce qui est ne convient pas.
NON au levurage sélectionné.
NON au traitement chimique.
NON à la filtration Radicale
NON au Sulfitage (sauf éventuellement, un peu à la mise).
NON à la chaptalisation.
NON au levurage sélectionné : Des levures sélectionnées industriellement, complètement étrangères au vin en travail, sont rajoutées à celui-ci. Ces levures sélectionnées correspondent à des standards pour chaque cépage concerné : autant dire que la notion de « Terroir » n’a alors quasiment plus de sens, tellement les vins utilisant les mêmes levures se ressemblent : Triomphe des vins de cépages standardisés.
A.O.C – Appellation d’origine contrôlée ?
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OUI aux levures propres (indigènes) du raisin et de son Vin : Alors un terroir, une vigne et un vigneron s’affirment dans leurs singularités.
Mais pourquoi ce levurage sélectionné ? Les raisins appauvris par les traitements chimiques seraient bien incapables en s’appuyant sur leurs seules levures indigènes de lancer la fermentation. Et puis les consommateurs non avertis sont tellement habitués à boire des vins standardisés par le levurage sélectionné qu’ils « désirent » ces standards (goût de pipi de chat pour le sauvignon, de banane pour le gamay, de poivron pour le cabernet franc etc.)
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NON aux traitements chimiques – Du sol, de la vigne, du raisin et de la matière première de la vinification : Le sol perdant alors presque toutes ses composantes vivantes, toute ses typicités ; la vigne et les raisins leurs capacités naturelles de défenses et de transformations – Là aussi toute singularité disparaît.
A.O.C allons donc ?
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OUI au labourage, oui à l’enherbement ciblé, oui aux ressources naturelles de la vigne, oui aux ressources de l’environnement : Oui à la vigne dans son terroir et ses singularités.
Mais pourquoi ce « bastonnage » chimique ? : Il faut bien augmenter les rendements, il faut bien lutter contre les effets des précédents « bastonnages » et puis les obsessions de propreté (une vigne doit être propre comme son living !) et puis le refus sécuritaire d’assumer tout risque.
Alors « bastonnons » !
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NON à la filtration qui appauvrit les vins, les décharne ; les privant ainsi d’une partie de leurs composants vivants et donc aussi gustatifs.
A.O.C !
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OUI aux Vins VIVANTS, dans leurs complexités et leurs beautés brutes.
Pourquoi cette violence faite aux vins ? Mais il faut bien épurer les vins douteux et se subordonner aux demandes des consommateurs qui à l’américaine, veulent des vins « clean» et transparents.
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NON au sulfitage (ou le moins possible et de toute façon pour le vin et uniquement à la mise) : Le sulfitage appauvrit le vin, anticipant son devenir, l’empêchant ainsi de maturer dans ses richesses propres – en le pré-structurant.
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OUI aux Vins non sulfités, ou le moins possible : D’abord et impérativement pour ne pas avoir mal à la tête ; ensuite parce que cela impose les vendanges les plus saines possible et donc les plus riches en ressources ; mais aussi pour laisser le Vin conquérir ses structures et toutes ses singularités – le laisser maturer dans sa vie et ses richesses singulières.
Mais pourquoi le sulfitage ? Pour toujours et toujours lutter contre les effets de vendanges « dégueulasses » à gros rendements et pour que les vins soient faits tout de suite et suivant les standards commerciaux.
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Non à la Chaptalisation, ou si rarement . . . : Le vin chaptalisé trouvant son équilibre grâce à un corps hétérogène (lorsque le vinificateur maîtrise intelligemment l’opération) ; ou pire se trouve déséquilibré par cet additif (les autres composants du vin ne correspondant nullement à ce rajout d’alcool).
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Oui aux Vins non chaptalisés qui trouvent leur véritable équilibre alcoolique et auxquels on permet d’assumer celui-ci – même s’il ne correspond pas aux attentes et aux réglementations normalisées.
Mais pourquoi la Chaptalisation ? Nos lecteurs les moins somnolents et les plus dégourdis l’auront déjà compris : la matière première du vin est trop pauvre pour trouver par elle-même son équilibre, ou bien l’équilibre trouvé (dans le meilleur des cas) ne correspond pas au standard de consommation : (V)in misérable, ou vin trahi ; en tout cas vin médiocre indigne d’une A.O.C !
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5 NON au « prêt-à-boire » mondialisé et à l’hygiène par aseptisation / 5 OUI aux singularités des Terroirs et des Hommes – Et à la vraie santé.

